3.1 – Figures semblables et raisonnement mathématique
Dans cette section, vous serez amenés à utiliser un raisonnement mathématique pour prouver certains points, ce qu'on appelle le raisonnement déductif. Nous verrons ces démarches de raisonnement dans le cadre des triangles isométriques mais cette démarche sera réutilisée dans d'autres contextes au cours de l'année.
3.1.1 – Les triangles isométriques
Des triangles isométriques sont des triangles qui ont toutes leurs mesures homologues identiques, ce sont donc des triangles jumeaux.
Il existe trois moyens de prouver que des triangles sont isométriques :
Tous les côtés homologues ont les mêmes mesures (CCC)
Deux angles homologues et isométriques bordent un côté isométrique (sandwich Angle-Côté-Angle) (ACA)
Deux côtés isométriques bordent un angle isométrique (sandwich Côté-Angle-Côté) (CAC)
Ces trois ensembles de critères pourront être utilisés pour démontrer que deux triangles sont identiques.
3.1.2 – Le raisonnement déductif en mathématique
En mathématiques des chercheurs ou des mathématiciens théoriques peuvent tenter de démontrer ou d'expliquer certains phénomènes observés. D'autres peuvent même tenter de définir des lois qui permettent de faire des calculs dans des contextes particuliers.
Dans ces champs des mathématiques, on utilise un vocabulaire particulier :
Conjecture : Une conjecture est une proposition ou un énoncé pour lequel on ne connaît pas encore de démonstration véritable mais que l'on croit vraie. On ne détient pas la preuve irréfutable que la conjecture est vraie mais, pour l'instant, il est impossible de la réfuter.
Une conjecture simple est Le dernier énoncé de Fermat (Pierre de Fermat, 1601 ou 1607 -1665) qui se lit comme suit :
Il n'existe pas de nombre entiers pour lesquels
dès que n est un entier supérieur à 2.
Cet énoncé a pris plus de 300 ans à démontrer avant que le mathématicien Andrew Wiles n'en fasse la preuve en 1994.
Théorème : Un théorème est une conjecture qui a été démontrée hors de tout doute.
Le théorème de Pythagore, que vous connaissez bien en est un très bon exemple.
Il existe une très très longue liste de théorèmes différents en mathématiques, certains simples et d'autres extrêmement complexes. Pour les curieux, vous pouvez consulter la liste de wikipédia :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_th%C3%A9or%C3%A8mes
Contre-exemple : Un contre-exemple est un exemple qui réfute (qui prouve qu'il n'est pas vrai) une conjecture.
Pour Le dernier énoncé de Fermat, je vous invite à tenter de trouver un contre-exemple, des mathématiciens l'ont essayé pendant des centaines d'années sans y arriver.
Un bon exemple de contre-exemple implique à nouveau Pierre de Fermat. Il avait énoncé que :
Lorsque n est un nombre entier positif, donne toujours un nombre premier
Un nombre premier est un nombre qui ne se divise que par 1 et lui même.
Or, Leonhard Euler a démontré que lorsque n=5, on obtient le nombre 4 294 967 297 qui est divisible par 641, réfutant ainsi (assez facilement) la conjecture de Fermat.
Démonstration : Une démonstration est un raisonnement logique, basé sur des propriétés précédemment établies, qui permet d'établir une affirmation.
On pourrait faire la démonstration que deux angles opposés par le sommet sont isométriques de la manière suivante
Considérant que l'angle AED mesure 29°, on peut affirmer que l'angle BEC mesure aussi 29° puisqu'ils sont opposés par le sommet.
- L'angle CED mesure 151° puisque la droite AC est sécante à la droite BD
Les angles AED et CED sont supplémentaires (somme de 180°)
180° – 29° = 151°
- L'angle BEC mesure 29° puisque la droite BD est sécante à la droite AC
Les angles CED et BEC sont supplémentaires (somme de 180°)
180° – 151° = 29°
- Les angles AED et BEC sont donc isométriques.
Par toutes sortes de moyens, vous serez donc amenés à effectuer des conjectures, des démonstrations et des contre-exemples.
Les exercices liés à cette section se trouvent dans le manuel Vision Vol 1,
p. 162 # 1, 2 (aceh), 3 (bdf), 4, 5, 6, 8, 9, 11, 13, 14, 18, 20